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Maalouf, Ibrahim (1980-....)

Biographie

Ibrahim Maalouf naît dans une famille d'intellectuels et d'artistes libanais : fils de Nassim Maalouf(trompettiste) et de Nada Maalouf (pianiste), neveu de l'écrivain Amin Maalouf, petit-fils du poète, journaliste et musicologue Rushdi Maalouf. Il est {{refnec}} à jouer la musique arabe sur l'instrument inventé par son père dans les années 1960 : la trompette à quarts de ton. Il a créé son label « Mi'ster » en 2006 et chaque année ses concerts l'amènent dans plus de trente pays.

Ses débuts

Il naît le {{date de naissance}}, en pleine guerre civile au Liban. À cause des bombardements, sa famille ne peut l'enregistrer à l'état civil avant le 5 décembre.

Sa famille fuit le Liban et Ibrahim Maalouf grandit en banlieue parisienne avec ses deux parents et sa sœur Layla, de deux ans son aînée. Il y fait ses études jusqu'à l'âge de 17 ans et obtient un baccalauréat général scientifique avec une spécialité mathématiques au lycée Geoffroy-Saint-Hilaire d'Étampes (Essonne).

Ibrahim Maalouf débute l'étude de la trompette à l'âge de sept ans avec son père Nassim Maalouf, ancien élève de Maurice André au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris. Son père lui enseigne ainsi la technique classique, le répertoire baroque, classique, moderne, contemporain et également la musique arabe classique et l'art de l'improvisation et des modes arabes. Son père a aussi mis au point une trompette à quatre pistons dite microtonale, dont le quatrième piston offre la possibilité de jouer les quarts de ton, essentiels à la musique arabe. Ainsi, Nassim fut son premier professeur, et Ibrahim a été formé simultanément aux musiques occidentales et arabes. Autre particularité, Ibrahim a commencé à jouer de la trompette piccolo très jeune. Dès l'âge de neuf ans, il accompagne son père en duo à travers l'Europe et le Moyen-Orient sur du répertoire baroque de Vivaldi, Purcell, Albinoni, etc. À quinze ans, Ibrahim se fait remarquer par les professionnels, lorsqu'en concert avec orchestre de chambre, il interprète le {{2e}} concerto brandebourgeois de Bach, considéré par de nombreux trompettistes comme étant l'œuvre la plus difficile dans le répertoire pour trompette classique. Quelques années plus tard, Ibrahim rencontre Maurice André et quelques autres musiciens qui l'encouragent à en faire son métier. En mars 2002, Ibrahim hésitant encore entre des études d'architecture et des études musicales décide alors de se consacrer définitivement à la musique.

Ibrahim Maalouf entre alors sur concours au CNR de Paris dans la classe de Gérard Boulanger pour une formation de deux ans, où il obtient le Premier prix de trompette et le {{1er}} prix de musique de chambre. Puis il entre sur concours au CNSM de Paris dans la classe d'Antoine Curé pour une formation musicale de trois ans, et y obtient le Diplôme d'Études Supérieures Musicales.

Pendant ces cinq années d'études, il se présente à de nombreux concours nationaux, européens et internationaux de trompette classique dans le but de découvrir le maximum de répertoire et développer sa technique et sa culture musicale. Ainsi entre 1999 et 2003, il est lauréat de quinze concours à travers le monde parmi lesquels le {{1er}} prix du concours International de trompette de Hongrie à Pilisvörösvár en 2001, le {{1er}} prix du National Trumpet Competition (Washington DC) en 2001 et le {{2e}} prix (ex æquo) au Concours International de la ville de Paris Maurice-André en 2003. La fondation Cziffra et la Fondation Européenne de la Culture Pro-Europa parrainée par le prince du Danemark l'aident également beaucoup à démarrer sa carrière classique internationale.

Entre 2006 et 2013, Ibrahim Maalouf est professeur de trompette au CRR d'Aubervilliers-La Courneuve. Il a succédé au pédagogue André Presles. Il annonce sa démission en juin 2013 en raison, selon un post Facebook, d'un décalage profond entre sa vision de l'enseignement de la musique classique dans un conservatoire et celle pratiquée par la direction. La même année, il crée une toute nouvelle classe d'improvisation uniquement destinée aux étudiants de musique classique, au sein du Pôle Supérieur d'Enseignement de Paris - Boulogne.

Entre 2002 et 2012, il est régulièrement invité pour donner des master classes et récitals en France et dans le monde, notamment aux États-Unis où crée un jumelage avec l'Université d'État du Kansas qui s'interrompt lors de sa démission du CRR d'Aubervilliers-La Courneuve. Ibrahim est également, pendant plusieurs années, invité pour représenter la France lors de la conférence d'ITG (International Trumpet Guild) qui réunit tous les ans les trompettistes du monde entier pour des concerts et master classes.

L'engagement d'Ibrahim dans le domaine de l'improvisation prend de plus en plus de place dans l'ensemble de son travail. Que ce soit au niveau pédagogique, comme au niveau de ses compositions.

Depuis 1999, Ibrahim compose des œuvres pour trompette et orchestres, des musiques de films, des albums de jazz, des albums de musique pop, collabore avec de nombreux artistes de styles très différents (Sting, Salif Keita, Amadou et Mariam, Marcel Khalifé, Lhasa De Sela, Matthieu Chédid, Juliette Gréco, Mark Turner, Larry Grenadier, Angel Parra, Vanessa Paradis, Vincent Delerm, Trilok Gurtu, Nguyen Lê, 20syl...).

En France, le grand public le découvre lors de la cérémonie des victoires de la musique du 14 février 2014 retransmises sur France 2. Ibrahim reçoit une victoire de la musique pour son {{5e}} album "Illusions" dans la catégorie Meilleur Album de Musiques du Monde et c'est une première dans l'histoire des Victoires de la Musique (depuis leur création en 1985) qu'un projet récompensé soit uniquement instrumental. Ibrahim décloisonne les musiques mais cherche également à faire évoluer l'enseignement musical. Il milite pour l'intégration de l'improvisation au sein des écoles de musique, conservatoires de musique et établissements d'enseignement publics.

Le 13 avril 2011, lors d’une cérémonie organisée au Siège de l’UNESCO, Ibrahim reçoit le titre de « Jeune artiste œuvrant pour le dialogue interculturel entre les mondes arabe et occidental » par la directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova.

Le 15 janvier 2015, il joue lors des obsèques du dessinateur Tignous, victime de l'attentat contre le journal Charlie Hebdo une semaine plus tôt.

Le 8 février 2015 une improvisation géante a été organisée lors du Salon "Musicora". En cherchant à créer un record de la plus grande improvisation musicale au monde, il souhaite attirer les regards vers cette pratique qui n'existe plus guère, depuis plus d'un siècle et demi, dans le système d'éducation musicale d'inspiration européenne. Auparavant, dans les différents domaines de la musique occidentale, aussi bien vocaux qu'instrumentaux, religieux, profanes, savants et populaires, cette pratique était largement répandue. Or selon lui, elle est indispensable car elle développe pour chaque musicien son langage personnel, principale source de renouvellement de la musique.

Le 25 septembre 2015 sortent simultanément "Kalthoum", hommage à l' "Astre d'Orient", et "Red & Black Light", contenant 8 compositions originales. S'en suivent deux tournées différentes, véritable marathon de 140 dates qui emmène Ibrahim Maalouf des Etats-Unis à la Turquie, du Royaume-Uni à l'Egypte.

En novembre 2015, peu après les attentats en France, il révèle avoir été retenu par la police à la Gare de Paris-Nord, son passeport est confisqué car signalé « Interpol positif ». Il peut néanmoins se rendre à Londres pour un concert car il dispose de sa carte d'identité.

Pour célébrer ses 10 ans de scène, il se produira à l'Accorhotels Arena (POPB) de Paris le 14 décembre 2016. Via sa page Facebook, il propose à ses fans de sélectionner quelques unes des chansons qu'il jouera ce soir-là.